S.M.U.H. Service Médical d'Urgence par Hélicoptère

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    Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

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    french kiss
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    Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  french kiss le Lun 27 Jan 2014 - 11:27

    je suis tombé sur cette annonce toute fraîche :
    Localisation : Chalons sur Saône
    Secteur : Maintenance Aéronautique
    Région : Bourgogne, France
    Date de début : Dès que possible
    Contrat : Contrat à durée indéterminé (CDI)
    Salaire : NC.
    Expérience : 2 à 4 ans d'expérience  

    Le poste
    Taches :
    Effectuer l’entretien et le nettoyage quotidien
    Assurer les entretiens en ligne seul ou en suppléant le responsable d’entretien en ligne
    Réceptionner et vérifier la conformité des pièces reçues.
    Gérer la documentation technique du site

    Relations internes :
    Responsable d’entretien en ligne
    Profil requis
    Formation :
    Aéronautique
    Expérience professionnelle :
    Connaissance dans la maintenance et dans l’exploitation d’un hélicoptère.
    Licence B1.3 souhaitée ou en cours d’obtention
    Langues :
    Anglais technique

    source : http://www.aerocontact.com/emploi-aeronautique/mecanicien-ligne~111375.html

    J'aimerai que l'on m'explique comment :
    1 - une compagnie, qui aurait dû armer cette base au premier janvier 2014, ne dispose pas de l'effectif technique (et de l'hélico semble-t-il) demandé dans l'appel d'offre
    2 - une compagnie peut recruter une personne qui n'aura pas l'expérience et les qualifications nécessaires à l'entretien de l'appareil utilisé sur cet base

    En gros, je vais la faire courte : les appels d'offres donnés gagnants sont les moins chers. Cependant, l'opérateur
    1 - choisi de ne pas être en conformité avec le cahier des charges et préfère sans doute payer des pénalités.
    2 - l'hôpital accepte de payer pour une prestation qu'il n'aura pas et un niveau de sécurité (quand les vols débuteront) altéré.

    Je trouve ça remarquable.

    vanhoute
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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  vanhoute le Lun 27 Jan 2014 - 12:08

    french kiss a écrit:je suis tombé sur cette annonce toute fraîche :
    [...]
    source : http://www.aerocontact.com/emploi-aeronautique/mecanicien-ligne~111375.html

    J'aimerai que l'on m'explique comment :
    1 - une compagnie, qui aurait dû armer cette base au premier janvier 2014, ne dispose pas de l'effectif technique (et de l'hélico semble-t-il) demandé dans l'appel d'offre
    2 - une compagnie peut recruter une personne qui n'aura pas l'expérience et les qualifications nécessaires à l'entretien de l'appareil utilisé sur cet base

    En gros, je vais la faire courte : les appels d'offres donnés gagnants sont les moins chers. Cependant, l'opérateur
    1 - choisi de ne pas être en conformité avec le cahier des charges et préfère sans doute payer des pénalités.
    2 - l'hôpital accepte de payer pour une prestation qu'il n'aura pas et un niveau de sécurité (quand les vols débuteront) altéré.

    Je trouve ça remarquable.
    Pour les points 1, je pense qu'il faudrait demander les détails de mise en application à l'ARS de Bourgogne pour avoir les dates précises de mise en application sur Chalon (pas celles de l'appel d'offre mais celles du résultat de l'appel d'offre...).
    Pour les points 2, je ne pige pas, pourrais-tu expliquer ?


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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  overlord le Lun 27 Jan 2014 - 12:36

    french kiss a écrit:J'aimerai que l'on m'explique comment :
    1 - une compagnie, qui aurait dû armer cette base au premier janvier 2014, ne dispose pas de l'effectif technique (et de l'hélico semble-t-il) demandé dans l'appel d'offre
    2 - une compagnie peut recruter une personne qui n'aura pas l'expérience et les qualifications nécessaires à l'entretien de l'appareil utilisé sur cet base
    En gros, je vais la faire courte : les appels d'offres donnés gagnants sont les moins chers. Cependant, l'opérateur
    1 - choisi de ne pas être en conformité avec le cahier des charges et préfère sans doute payer des pénalités.
    2 - l'hôpital accepte de payer pour une prestation qu'il n'aura pas et un niveau de sécurité (quand les vols débuteront) altéré.
    Je trouve ça remarquable.
    L’annotation du "moins disant" dans les appels d'offres est une mauvaise pratique de mon point de vue c'est de cette manière qu'on se retrouve avec du matériel et/ou une prestation moyenne !
    Il faudrait rompre avec ces pratiques qui consiste à contraindre l'aérien, donc le niveau de sécurité vers le bas !
    Pour le reste tant que le résultat n'est pas publié je ne vois pas ce que l'on peut supputer ?
    il m'étonnerait que l'on puisse choisir de ne pas respecter le cahier des charges et aller vers des pénalités ?
    Il y a tout de même d'autres mécaniciens disponibles et d'astreinte dans les sociétés ?
    je ne vois pas bien ou tu veux en venir...

    french kiss
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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  french kiss le Lun 27 Jan 2014 - 13:55

    En gros c'est comme si au lieu de "fournir" des pilote titulaires des licences (CPL H ou plus) et QT (EC 135) on fournissait des jeunes pilotes encore en formation incapable d'assurer les vols puisque non "macaronnés" et estampillés. Et ça ne choque personne le " titulaire d'une licence ou en cours".  De plus je ne crois pas qu'une personne sans (ou quasi sans) expérience soit adaptée pour le poste de technicien en base SAMU à moins de ne faire, comme dans le cas présent, simple acte de présence et illusion pour les clauses du contrat.
    Les exigences à tous points de vue pour cette activité sont assez élevées. Il faut détenir un CTA avec agrément SMUH, présenter des machines avec un pédigree irréprochable (ou presque comme comme pour l'attribution d'Avignon avec un magnifique 355N from Africa), fournir des équipages aux top des formations et de l'expérience... mais un simple laveur de carreau (car soyons clairs c'est de cela qu'il s'agira) fera l'affaire.
    Que se passera-t-il ensuite ? On fera signer l'APRS journalière par le cocher du jour (qui ne l'aura peut-être même pas faite, bien trop content qu'un "marmot" soit allé se cailler les meules surtout en hiver pour ouvrir les capots) alors que le "commandité" non officiel aura bien (ou pas) fait son travail ! Et puis s'il y a une panne ben on mettra en oeuvre la procédure d'urgence avec un mécanicien d'un autre site en retardant au maximum la déclaration d'indispo de la machine au client pour gagner du temps (sauf quand on ne peut pas comme par exemple totalement inventé, un GTM vide son huile juste avant le decollage d'un DZ hospitalière et qu'on fera venir un tech de plus de 400 km). Et quelle connaissance profoooooooooooooooonde d'un appareil pourrait bien avoir un jeune de 2 ans d'expérience en école sur des appareils complexes (ou pas d'ailleurs). Lâché seul en base. Sans socle de formation et d'expérience solide ? Combien de temps faut-il pour développer nos compétences tant en pilotage qu'en maintenance dans nos métiers ? De quel oeil verriez-vous arriver en SAMU un jeune pilote avec une expérience équivalente à celle du profil affiché dans l'annonce ? Vous ne monteriez même pas avec lui à moins d'avoir les doubles ! Alors ouvrons un peu les yeux et rappeler-vous sur quel type de matériel nous travaillons ! Qui nous emmenons !

    edit : dans l'appel d'offre mise en place chalon 1er janvier 2014. A ce jour toujours pas d'hélico en place
    pour les techniciens et leur champ d'intervention, voir paragraphe 3-3. L'annonce passée ne correspond pas du tout aux compétences exigées. Et donc l'hôpital de Châlon, en plus de ne pas sécuriser les vols de ces équipes selon le cahier des charge (ainsi que la réglementation et éventuellement le bon sens) paye en plus une prestation qu'elle n'aura pas. Il est facile dans ces conditions de soumissionner bas et de remporter le contrat...

    Au fait à quelle fréquence les instances auditent-elles leurs prestataires ? Qui fait ce travail ? Ce job pourrait m'amuser...

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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  overlord le Lun 27 Jan 2014 - 23:09

    J'ai toujours trouvé que le fait que les pilotes détiennent l'autorisation d'une APRS mais pas forcément le mécanicien de site est quelque d'étrange !
    c'est en effet surprenant dans la mesure ou le programme de la VJ est, sauf erreur, strictement le même !
    D'accord pour admettre que l'on s'oriente vers une forme de paupérisation sensible sur le recrutement, mais d'un autre coté les rémunérations ne sont pas non plus génial au regard de ce que l'on demande au personnel (astreintes déplacements).
    On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre...
    L'offre et la demande, la crise que nous vivons n'arrange rien !
    Ce n'est pas tout d'embaucher, mais il faut attendre que le bonhomme obtienne sa licence (signature).
    Ceci fait, ayant acquit une certaine culture sur la machine, faut-il encore qu'il soit fidélisé !
    On va finir par observer la même chose pour les pilotes !
    On peut aussi remarquer que l’organisme de surveillance l'OSAC, ne semble pas particulièrement ému de ce genre de situation (pas de signature sur site) ?
    C'est peut être, la encore, une spécificité Gauloise ?
    Va savoir Charles...

    french kiss
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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  french kiss le Mar 28 Jan 2014 - 10:58

    il n'y a rien d'étrange à ce qu'un pilote possède une APRS VJ et pas certains mécano puisque ceux-ci ne sont pour certains pas encore mécano et pour d'autre pas qualifiés sur le type. Dès lors, il leur est interdit d'intervenir sur l'appareil (au même titre que toi qui dispose d'un APRS VJ parce que tu es PNT et que tu as la qualif de type). La situation dans laquelle vous vous trouvez n'est ni plus ni moins engendrée par la politique de recrutement de votre entreprise. Au regard de la loi, si le technicien n'intervient effectivement pas sur l'appareil (ehehehehehehe je rigole d'avance) quand il y a un défaut) l'entreprise n'est pas fautive. En revanche, elle ne respecte pas le cahier de charges. A ce sujet, j'aimerai savoir comment elle a pu communiquer le pedigree de son technicien comme stipule dans l'appel d'offre
    Concernant la paupérisation, encore une fois elle n'est que le fait de la politique des entreprises (INAER ne semble pas la seule a agir de la sorte). Les réglementations en vigueur cadrant l'ensemble des acteurs de notre profession (pilote, technicien, DR, RQ, RDE, RE, CAMO...) ont considérablement contribué à l'augmentation de la qualité. D'une part en imposant des cursus et de profils minimum pour exercer une fonction puis en repassant régulièrement à la "moulinette" les personnes en place afin de le maintenir voir améliorer leur niveau (QT, recurent training, etc). Dans le cas présent nous avons typiquement une entreprise qui n'a pas les moyens de recruter les personnes qualifiées pour le poste (forcément pour soumissionner en "dumping" il faut bien faire des économies quelques part).

    Là ou tout ceci m'inquiète c'est que ce shéma
    1 - a lieu dans un contexte d'appel d'offre public où l'Etat est censé montrer l'exemple. Outre le fait qu'une grogne sociale (au travers du tract du SNPNAC) semble avoir lieu (ce qui implique que le droit social n'est certainement pas respecté), nous avons en plus des clauses concernant le personnel (que je qualifierai de sécurité) qui n'est pas au niveau exigé. Je ne parlerai pas des clauses techniques des appareils parce que je sens que ca rigole bien du côté de Gap
    2 - contribue à détruire les compétences et l'importance du savoir faire de la profession de technicien. En allant plus loin, je remarque que le statut du crew member subit exactement ce nivelage par le bas. Ne croyez pas que le fonction de pilote ne suivra pas le même chemin car à force de minimiser l'importance de nos compétences nous courrons droit dans le mur. Et c'est d'ailleurs exactement ce que tente de faire l'AFHSH : laisser croire que nos métiers (pilotes, techniciens, crew member, personnels d'encadrement) ne mérite pas d'être respectés, formés et rémunérés à la hauteur des responsabilités dont ils ont la charge.
    Pire, les propos que certains pilote tiennent sur les crew member me laissent très perplexe. Je ne développerai pas ici mon point de vue sur la question car ce n'est pas le sujet.

    Mais concernant les techniciens, le problème que je soulève semble être découvert par certains. Or, pour la plupart vous avez tous connus les procédures militaires non ? Les profils type de ces mécanos ? Leur manière de tourner autour des bécanes, d'être là pour les démarrages, d'avoir l'oeil que nous n'avons pas ? Et bien là, ca ne choque personne qu'un appareil de 3 millions d'euros minimum avec à bord un pilote un médecin, un infirmier et un patient soit soutenu par un jeune sorti d'école. C'est marrant comme on se fait à tout hein ? Et bien rassurez-vous, si nous pensons que leurs compétences sont faciles à acquérir (la preuve nous signons les VJ à leur place) et bien nous sommes en train de tranquillement laisser se jouer une petite musique qui ne va pas tarder à nous emmener nous aussi.

    A bon entendeur

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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  overlord le Mar 28 Jan 2014 - 11:44

    french kiss a écrit:iMais concernant les techniciens, le problème que je soulève semble être découvert par certains. Or, pour la plupart vous avez tous connus les procédures militaires non ? Les profils type de ces mécanos ? Leur manière de tourner autour des bécanes, d'être là pour les démarrages, d'avoir l'oeil que nous n'avons pas ? Et bien là, ca ne choque personne qu'un appareil de 3 millions d'euros minimum avec à bord un pilote un médecin, un infirmier et un patient soit soutenu par un jeune sorti d'école. C'est marrant comme on se fait à tout hein ? Et bien rassurez-vous, si nous pensons que leurs compétences sont faciles à acquérir (la preuve nous signons les VJ à leur place) et bien nous sommes en train de tranquillement laisser se jouer une petite musique qui ne va pas tarder à nous emmener nous aussi.
    A bon entendeur
    Non je ne crois pas que quelconque découvre le problème pour y être vraisemblablement concerné souvent !
    Concernant le discours sur le membre d'équipage supplémentaire, il faut aussi noter qu'il n'y a eu au préalable aucune concertation que le texte qui le signifie est on ne plus vague et que, de mon point de vue, il me semble franchement orienté !
    Il n'est pas difficile de comprendre qu'en gardant les appareils actuels, ce qui risque fort de se passer, la performance est moindre et c'est le pilote qui va encore essuyer la contrainte supplémentaire, lui qui est déjà la variable d'ajustement la plus importante en la matière.
    Que certains comme moi, s'élèvent contre le discours du politiquement correct pour placer des salaires et au final, obérer significativement le travail qui se fait déjà dans un niveau de sécurité très satisfaisant et bien c'est ça aussi la démocratie..
    le monde de nounours çà aussi un moment !
    Cette affaire est positivement mal ficelée pour la bonne est simple raison que l'on a évacué l'avis de ceux qui utilisent les appareils dans leur contexte particulier.
    Ceux qui défendent leur pied de pilote, c’est-à-dire leur marge dans l'exploitation ne sont pas plus ou moins respectables que ceux qui veulent imposer des choses totalement inadaptées sans aucune concertation.
    je maintiens que cette mesure est inappropriée telle qu'elle est présentée, elle n'apporte aucune plus-value sécuritaire dès lors que le membre d'équipage supplémentaire n'est pas pilote.
    encore une fois, la petite musique est en fait réglée par les organismes régaliens et non par les exécutants que nous sommes il ne faut pas non plus tous mélanger. En ce qui concerne la présence du mécanicien de site, il n'est écrit nulle part, dans le CCTP, qu'il doit être là en permanence !
    en revanche sa qualification si !
    la comparaison avec l'institution de défense est assez atypique mais à mon avis maladroite, car nous ne sommes pas du tout dans le même contexte, maintenance, type d'exploitation fréquence d'utilisation etc
    En aparté, soit aussi conscient que la paupérisation atteint aussi l'outil de défense, c'est aussi le reflet de la société dans laquelle nous vivons.
    Dans la défense, l'eau a aussi coulée très vite sous les ponts...

    french kiss
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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  french kiss le Mar 28 Jan 2014 - 12:46

    j'ai juste fait une aparté sur le Crew member pour démontrer que la vision qu'ont les employeurs (comme pour les techniciens) n'est pas reluisante car ils se permettent ce genre de recrutement. Le sujet n'est pas le crew member ou le mécano ou le pilote mais au final la perception que peuvent avoir nos employeurs de nos spécialités. L'intrusion dans le système du corps médical pour déterminer si tel ou tel chose relevant de NOTRE métier est tout simplement révoltant. Puisque vous glissez sur le crew member, je vous dirai que cette fonction à bord est particulièrement clair et explicite. Que certains veuillent la torde car elle ne les arrangent pas est autre chose. Sachez également que ce poste sera placé sous la responsabilité de l'exploitant (et du commandant de bord garant du respect des procédures opérationnelles et d'urgence de l'entreprise). Le maintien de ce CTA sera donc lié au bon respect par le crew member des procédures de l'entreprise. J'ai du coup un peu de mal à considérer que les infirmiers et médecins des hôpitaux soient en mesure de "s'imprégner" de nos philosophies de travail. Sauf bien sûr à considérer que l'on fera comme avant et que même si le CM dort à bord, qu'il écoute de la musique ou qu'il prie parce que l'hélico c'est pas son truc, le CDB en assumera la totale et entière responsabilité. C'est irresponsable selon moi mais vous pouvez bien évidemment penser le contraire.

    Et bien pour les techniciens, c'est le même schéma dans le cas présent. On délègue sa responsabilité au CDB en jouant sur les mots, sur la capacité qu'un CDB a à signer un VJ technique. Je vous donne d'ailleurs un scoop, le type de VJ pilote / mécano ne devrait pas tarder à être différencié. Logique non ?

    Nous sommes donc sur un canevas remarquable : le crew member ne sert à rien et son job peut être assumé par n'importe qui (au passage l'esprit du travail en équipage est la aussi remarquable avec des équipes médicale de 10 à 15 infirmiers. Belle uniformité des procédures en perspective). Le mécano ne sert pas a grand chose puisque son job peut être fait par le CBD. Enfi le pilote ne sert pas à grand chose puisque son job va être réorienté par les médecins (pour peux qu'ils soient pilote privé hélico, je pense même que l'on pourra se passer du pilote professionnel. Pas sur le papier hein, mais en vrai). Fa Bu Leux


    Regardez le paragraphe 4-9 sur la disponibilité et les taches des techniciens en ligne, c'est très clair de mon point de vue (mécanicien affecté à temps plein etc etc etc).


    Ce que je dis c'est que nous sommes dans un moment hallucinant où déjà on couchait un nom sur un papier pour remplir des obligations réglementaires et/ou contractuelles. Maintenant, on ne se soucie même plus de savoir si la personne est éligible.
    Je ne parle pas des compétences au final car il apparait qu'un technicien compétent ne disposant pas des habilitations sera exclue du système. Dans l'ordre inverse, un technicien sans compétences mais avec label qualité certifié fera l'affaire. Tiens, ça marche aussi pour les pilotes ! Fabuleux n'est-il pas ?

    Et pourtant, ce n'est en rien la faute de la réglementation (bien au contraire puisqu'elle tend à placer chaque individu à une seule et vraie place afin de pouvoir mettre chacun face à ses responsabilités et, le cas échéant, mieux déterminer les responsabilités civile et pénales). C'est un problème de mentalité, de philosophie des entreprises et la manière dont elles conçoivent notre métier. Un détournement de l'objectif. Les entreprises peuvent choisir d'embaucher des "éléments" :
    Habilités et compétents
    Compétents et non habilités
    Non compétents et habilités
    Non compétents et non habilités.

    C'est un choix. C'est un peu comme acheter un produit moins cher parce que c'est... moins cher. Mais ce n'est pas pour cela que l'approche est bonne.

    Mais tant que tout va bien, tout va bien, non ? Espérons donc que tout aille bien...

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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  LR93 le Mar 28 Jan 2014 - 14:39

    Bien d'accord à 100%; et bien concrétisé par l'absence complète des avis d'un ou des représentants de pilote SAMU dans le rapport du CNUH concernant le transport héliporté sanitaire. Les seuls absents....
    Il y a bien une volonté de nous exclure.
    Je pense qu'il est temps de taper du poing sur la table, exiger des explications sur tout ce qui se trame actuellement qui va conditionner notre futur.
    Et tant qu'on parle de futur, de reconsidérer les plans de formation et de carrière, les compétences et responsabilités actuelles et à venir.
    Nous avons les compétences et l'expérience acquises gratos pour les entreprises,et pas de compte à rendre au service médical qui aime empiéter voire piétiner nos prérogatives.
    Pour cela, il faut l'aval et le soutien d'une profession endormie, bien zélée, prête à s'assoir sur des règles pourtant claires.


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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  overlord le Mar 28 Jan 2014 - 19:20

    french kiss a écrit:Nous sommes donc sur un canevas remarquable : le crew member ne sert à rien et son job peut être assumé par n'importe qui (au passage l'esprit du travail en équipage est la aussi remarquable avec des équipes médicale de 10 à 15 infirmiers. Belle uniformité des procédures en perspective). Le mécano ne sert pas a grand chose puisque son job peut être fait par le CBD. Enfi le pilote ne sert pas à grand chose puisque son job va être réorienté par les médecins (pour peux qu'ils soient pilote privé hélico, je pense même que l'on pourra se passer du pilote professionnel. Pas sur le papier hein, mais en vrai). Fa Bu Leux
    Et bien donc, l'administration Européenne elle qui génère et impose les normes actuelles va pouvoir régler ce problème car il n'y a pas plus réglementaire et régalien qu'elle !
    Donc, nous allons voir les mauvaises pratiques disparaître, aidées des administrations des états souverains (enfin plus tout à fait) enclins à contrôler les mauvais exploitants, fustiger les mauvaises pratiques et, in fine, faire appliquer les règles !
    En aparté, je ne suis pas d'accord avec le fait que la définition du membre d'équipage soit claire !
    Loin de là, le texte est assez diffus et laisse clairement l’initiative, libres de l’adopter ou pas !
    j'ajouterai que l’administration de tutelle n'a toujours pas tranchée !
    Le fait qu'il soit possible de se passer du membre du SMUH sur environ 90 %des missions reste assez discordant avec une règle qui se voudrait soit disant limpide ?
    La seule branche qui l'impose à l'heure actuelle, c'est le segment unique: d'une base d'exploitation principale, d'une hélistation ou d'un SIP, vers un site d'exploitation SMUH, le reste pouvant être exécuté à un seul pilote et même de nuit !
    C'est beaucoup d’exigence pour au final pas grand chose en matière d'exploitation ! ça peut aussi faire sourire !
    C'est tout le contraire de mon point de vue, un texte alambiqué où les possibilités pour zapper la formule ne sont pas cachées !
    Très étrange mais c'est aussi et encore du franco-français...
    la seule remarque est que la mesure ne tient pas compte de l'adéquation budgétaire d'une part et du mode de transport tel qu'il est pratiqué ici ou là dans notre pays.
    Pour faire également une métaphore; on sort une règle exécutoire mais sans exiger que les budgets à disposition soit à la hauteur de l'enjeu !

    french kiss
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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  french kiss le Mer 29 Jan 2014 - 9:16

    Concernant le taux d'engagement des CM que vous estimez à 90 % (chiffre pouvant bien évidemment être discuté car dépendant fortement des méthode de travail de chaque SAMU, des régions de travail etc), là encore, achtung nous pourrions nous l'opposer. Comme on l'oppose parfois aux techniciens. Eh oui, pourquoi payer un cocher en janvier sur l'hôpital de Reims par exemple quand 95 % des missions seront annulées MTO ? Du coup, à quoi peut donc bien servir le pilote ? Et le mécano de janvier aussi ? Quel gabegie tous ces salaires payés pour des gens qui ne font rien de leur journée ! Je vote pour une suppression des salaires lorsque la MTO n'est pas bonne. Non soyons sérieux deux secondes overlord. Si la politique public souhaite mettre chaque citoyen à 30 min des secours cela implique des moyens en matériel et en homme. Ah bien sûr, ils vont attendre le client. Mais c'est le métier non ? Là encore, discours malhonnête qui va même jusqu'aux équipes médicales elle-même, elles dont certains estiment la performance par leur nombre de sorties journalières.

    Encore une fois, je n'ai pas lancé cette discussion sur les compétences professionnelles pour parler de l'utilité ou non du CM. J'ai uniquement fait un parallèle avec lui entre techniciens et pilotes. Et le fait qu'on leur réservait le même traitement et qu'ils véhiculaient au final un peu la même image : leur job est facile, ils bossent pas trop, ont se demande à quoi ils servent, ils ont une pension militaire en plus pour certains...

    Pour ce qui est de l'application ou des règles et les sanctions éventuelles, je vous dirais ceci : les responsables (ce mots signifie bien ce qu'il veut dire : RES PON SABLES) désignent les personnels qu'ils mettent en place dans la compagnie. Les formations qu'ils vont leur dispenser. Les moyens qu'ils vont leur attribuer. Les procédures qui définiront leur manière de travailler. Si ces mêmes responsables (DR / RDOA / RDOS / RDFE / RDE /RE / RQ) font le choix (pour des raisons qui les regardent) de ne pas :
    - recruter les personnels demandés à minimas par la réglementation
    - donner à ces personnels les formations réglementaires
    - attribuer les moyens nécessaires à la bonne réalisation de leur mission
    - respecter ou faire respecter les procédures sur lesquelles ils se sont eux même engagés

    ils font le choix délibéré de s'exposer aux sanctions civiles et pénales en cas d'accidents incidents. Et c'est d'ailleurs pour cela que la culture de la sécurité des vols est parfois au centre de ce qu'il ne faut surtout pas développer dans nos compagnies.

    En point final, on peut d'ailleurs se poser la question de savoir si les responsables en questions sont finalement si dimensionnés que cela pour le poste qu'il occupent...


    Nous sommes aujourd'hui dans le no man's land entre une époque où des personnes ont été mises en place à des postes de responsables parce qu'il fallait bien quelqu'un et l'époque où les entreprises devront recruter réellement les personnes correspondant aux exigences de l'EASA et aux compétences réelles afin de les remplacer quand elle partiront. Dans l'époque d'avant, les entreprises ont donc choisi le copinage pour placer aux postes de responsabilité des éléments pas forcément compétents mais bien utiles pour faire fonctionner la machine comme ils l'entendaient. Parfois conscients de leurs incompétences, et afin de garder leur postes, ces mêmes individus ont fait ce qu'il fallait pour sauver leurs miches.
    Parfois, cela n'a pas suffit et on l'a par exemple vu cet été sur Bordeaux, où le service a été interrompu par la DGAC. Et il a bien fallu qu'une tête saute pour en protéger une autre certainement plus importante.
    Les départs à la retraite importants s'annoncent. Les modes de recrutement jusque là essentiellement militaires sur le déclin, génèrent une mixité professionnelle et "coupent" les liens d'escadrille parfois malsains qui existaient dans le management. Le niveau de formation théorique s'élève (anglais, législation, systèmes, ...) et met progressivement sur la touche un bon nombre de personnels qui n'ont jamais fait l'effort de suivre l'évolution de notre métier (eh oui, certains ne savent toujours pas ce qu'est un Manex, une MEL, pense qu'un PW206C possède une vanne de décharge, que l'on peut monter n'importe quel kit civière sur un 135, qu'un hélico, tu tires ça monte, tu pousses ça descend, etc...).

    Un autre exemple, hors SMUH. Une entreprise française fait du suivi de ligne électrique. L'appareil touche. Mais l'exploitant ne déclare pas l'accident (à l'ancienne quoi...). Mais l'EASA apprend cet accident. Et elle décide d'auditer l'Autorité en charge de la compagnie en allant inspecter les procédures et le fonctionnement de cette entreprise. Et là, retrait temporaire de CTA jusqu'à résolutions des écarts (ben oui hein, un fonctionnaire sanctionné et mis devant ses responsabilité par l'EASA ça le fait un peu plus qu'un fonctionnaire mis devant ses responsabilités sur l'emploi en France par un dirigeant d'entreprise...). Tout ça pour vous dire que cela prend du temps, mais cela bouge. L'autorité ne semble pas avoir encore intégrée complètement cette nouvelle mission et surtout l'impartialité dont elle doit faire preuve mais cela viendra j'en suis persuadé. Il faudra pour cela le départ à la retraite de certaines personnes depuis trop longtemps dans le système (au niveau de l'Autorité comme au niveau des exploitant) mais cela viendra.

    Autre exemple : les test de prorog de QT ne se passent plus tranquilles à la cool : "vas-y que ça fait 10 ans que je fais comme ça", "tiens viens voir la baraque de la petite infirmière que je vois en ce moment." La professionnalisation du métier de FI /FE / TRE est en marche et là encore, les personnes chargées de délivrées les sésames seront encore plus placées devant leur responsabilités. Cela vient tranquillement mais surement.




    J'ai un peu dérivé mais je considère que cette annonce est le reflet du fonctionnement de l'activité, celui de notre passivité à accepter l'inacceptable. Il démontre l'absurdité qu'il existe entre des appels d'offres rédigés par des pseudos experts sous la dictée d'un président d'association de médecins qui ,ferait bien lui aussi, de prendre sa retraite (ou à défaut s'occuper de ses oignons) et des exploitants toujours plus soucieux de se demander comment contourner non pas les règlements (ceux qui semblent vous empêcher d'avancer) mais les règles élémentaires de sécurité.


    Petite parenthèse : j'ai souvent vu sur les posts l'argument suivant : pourquoi remettre en cause notre fonctionnement ? L'historique des accidents en SAMU parle pour nous, l'activité est fiable. Moi je vous dis : qu'en savez-vous ? Considère-t-on qu'une activité est fiable parce qu'il n'y a pas d'accident mortel ? Combien d'ASR sont-ils déclarés chaque année au sein des compagnies hélicos ? Quelle est leur analyse ? Sont-elles mises en commun ? Quelles réponses sont apportées ? Une chose est sûre : avec des techniciens en ligne non qualifiés, il y a peu de chances que l'on voit des pannes inscrites sur les forms...

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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  heli-samu le Mer 29 Jan 2014 - 22:44

    french kiss a écrit:J'ai uniquement fait un parallèle avec lui entre techniciens et pilotes. Et le fait qu'on leur réservait le même traitement et qu'ils véhiculaient au final un peu la même image : leur job est facile, ils bossent pas trop, ont se demande à quoi ils servent, ils ont une pension militaire en plus pour certains...

    Meme sort également pour les CM ! l'AFHSH préconise d'employer le personnel médical avec une formation réduite sous prétexte qu'il exercerait ce role depuis des années.
    C'est donc que l'on considère que pour etre CM il suffit d'occuper un siège à l'avant gauche et de regarder à droite à gauche...

    Ce serait tellement simple que cela fonctionne ainsi, ca couterait 3 fois rien, à la limite quelques euros sur la fiche de paie de ces personnels médicaux et ca roule, c'est toujours moins cher qu'un SMIC !

    Et puis si au pire, ca fonctionne pas ya pleins de gens qui attendent pour le faire ! et pour pas cher parfois (j'ai vu des candidatures proposant de faire ce job bénévolement ou presque pour le plaisir de voler....) ! Bref pour reprendre une expression entendue pour des techniciens, on tape dans une poubelle et il y en a 10 qui sortent...

    Et donc au final, on payera des gens trois fois rien mais qu'importe puisqu'ils servent à rien et qu'ils foutent pas grand chose...

    Bref ca pourrait faire le bonheur des employeurs et de certains candidats mais je pense que ca n'arrangerait pas le métier...

    Oui, je parle bel et bien de métier car quoi qu'on puisse penser du CM dans le SMUH, il existe dans d'autres domaines avec des noms différents : MOB, Treuilliste, assistant de vol, navigateur, photographe, etc...

    Plus ou moins bien lotis suivant la crémerie pour laquelle il travaille.. les plus chanceux ont des salaires en conséquences et cotisent à la CRPN...

    Mais ca, c'est au bon vouloir de l'employeur car finalement dans les textes et pour l'autorité de tutelle, c'est le vide !

    Tu parles de la surveillance de lignes, c'est un travail qui s'effectue à 3 personnes : un pilote, un navigateur et un observateur. Suivant les sociétés et les contrats, cela peut représenter un volume de 500 à 600 heures par an, parfois un peu plus...

    Ayant fait ce job pendant quelques années, j'ai tenté l'expérience de demander à etre inscrit sur les registres PN...
    J'ai donc contacté l'aviation civile qui m'a dit qu'il fallait pour cela détenir une des licences indiquées dans le code de l'aviation civile (http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000006843901&idSectionTA=LEGISCTA000006159791&cidTexte=LEGITEXT000006074234&dateTexte=20131202).

    J'ai planché un peu sur le sujet et étant titulaire d'une licence Part-66, j'ai tout naturellement demandé une licence de mécanicien navigant.... on m'a répondu que cela n'existait pas sur hélico... non prévu dans les textes.... Bon..

    J'ai donc demandé, puisqu'étant qualifié navigateur, une licence de.... Navigateur ! Réponse :Non, abrogé depuis une bonne dizaine d'année...
    Les autres licences n'étant pas dans mes compéténces, je suis revenu à la case départ...

    Néanmoins, grace à cela, j'ai pu apprendre qu'un parachutiste professionnel ou un photographe navigant est naturellement reconnu PN, mais qu'un navigateur qui fait 500 à 600 heures de vol par an, non, c'est pas possible...  Rolling Eyes

    Tout cela pour dire qu'en banalisant nos jobs, qu'ils s'agisse des pilotes, des techniciens, des CM, on peut toujours courrir pour essayer de rattraper une considération et la rémunération qui va avec...

    Alors pour finir sur le CM entre :
    -les hopitaux qui ne veulent pas payer
    -les "experts techniques hélicos" du milieu hospitalier qui proposent un bricolage pour arranger tout le monde
    -les sociétés qui cherchent par tous les moyens d'éviter ce changement
    et certains candidats qui joueraient au moins disant...

    Cela ne présage pas un avenir reluisant pour ce métier...
    Au mieux un smic amélioré peut etre.... le reste au bon vouloir des crémeries....

    Personnellement je laisse ma place..

    french kiss a écrit:J'ai un peu dérivé
    moi aussi  Wink 

    Pour revenir rapidement sur les techniciens, j'avais vu une annonce il y a quelques mois pour un poste similaire (probablement meme société)

    Contrat 20 heures par semaine : 8h à 12 h présence sur site et de 12h à 22h astreinte à domicile
    Salaire brut annuel : 20 000€ sur 13 mois, soit 1185€

    J'espere pour les techs qu'il y a des primes ou une augmentation avec la QT et/ou l'APRS....

    Bon l'employeur doit probablement préciser qu'il est possible de travailler 15heures par semaine à coté pour arrondir les fins de mois, mais sachant qu'il n'est pas possible de prévoir quand on sera rappelé, je serais curieux de savoir comment les techs font à coté....

    Ceux qui bénéficient d'une pension militaires ont peut etre plus de chance de s'en sortir...

    Au passage, il est indiqué que des personnes encore non titulaire de la licence Part-66 peuvent postuler. Cela peut donc etre effectivement de jeunes techniciens sortis d'école mais également des anciens militaires en attente de conversion de licence.

    En effet, les licences FRA-66 militaires ne sont pas équivalentes à la Part-66 et nécéssite de repasser certains modules et parfois quelques période de pratique avant la conversion.. La Part-66 étant quant à elle équivalente à la FRA-66..

    Bonne soirée


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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  french kiss le Jeu 30 Jan 2014 - 13:52

    Le SNEH s'est toujours opposé à la reconnaissance du statut PN des mécaniciens treuillistes. Les arguments invoqués étaient encore une fois remarquables et reflètent bien l'image et la perception que nos dirigeants ont de nos spécialités :
    les treuillistes n'ont une fonction à bord que limitée dans le vol
    il n'y a pas de compétences particulières à avoir (une petite formation et roule)
    ça coûterait trop cher

    Voilà comment a été traité le problème.

    Seuls les MOB de la SC bénéficient du statut de navigant.

    Il n'y a qu'une seule compagnie à ma connaissance qui modifie le statut des mécaniciens lorsqu'ils basculent en treuillistes (suite à l'accident de Flaine).

    L'introduction claire du HHO dans l'IR-OPS devrait donc rapidement (d'ici 30 à 40 ans) remettre tout cela à l'endroit n'est-ce pas ?


    Puisque l'on dérive sur le CM, petite question : l'hôpital va-t-il faire passer une visite médicale classe 2 à tout son personnel ? Quid si elle n'est pas acceptée pour certains ? Qui va payer ? Raaaaaaaaaah mais je suis bête, on s'en fout, on veut juste quelqu'un sur le papier, dans la réalité on fait déjà sans !

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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  vanhoute le Jeu 30 Jan 2014 - 14:19

    [Moderation]
    Je viens de scinder la discussion du sujet initial et créer un nouveau sujet de discussion.
    Afin d'éviter de se perdre par rapport au sujet d'origine...


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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  heli-samu le Jeu 30 Jan 2014 - 22:36

    french kiss a écrit:Le SNEH s'est toujours opposé à la reconnaissance du statut PN des mécaniciens treuillistes. Les arguments invoqués étaient encore une fois remarquables et reflètent bien l'image et la perception que nos dirigeants ont de nos spécialités :
    les treuillistes n'ont une fonction à bord que limitée dans le vol
    il n'y a pas de compétences particulières à avoir (une petite formation et roule)
    ça coûterait trop cher

    Pas étonnant... j'ai entendu parler de certains treuillistes qui n'ont aucun bagage aéronautique et qui sont recrutés ponctuellement selon les besoins...

    Pour ces personnels, ca fait l'occasion de faire un truc sympa qui change de l'ordinaire, un petit complément de salaire quoi...

    L'employeur y trouve son compte... surtout ne rien changer !!!!

    Pas de CCN PN applicable, donc pas de barème de salaire obligatoire...
    Dans le meilleurs des cas, on les place sous CCN du Personnel au Sol des Entreprises de Transport Aérien tout en ayant une fonction à bord de l'appareil indiquée dans le contrat de travail... Cherchez l'erreur... mais pour l'autorité et l'inspection du travail pas de souci puisque rien n'est indiqué dans les textes.. Parfait continuons !

    french kiss a écrit:L'introduction claire du HHO dans l'IR-OPS devrait donc rapidement (d'ici 30 à 40 ans) remettre tout cela à l'endroit n'est-ce pas ?
    Dans l'absolu oui, mais il y aura toujours un mais, une nuance, un subterfuge et j'en passe permettant de trouver une parade ! C'est une spécialité bien de chez nous !

    french kiss a écrit:
    Puisque l'on dérive sur le CM, petite question : l'hôpital va-t-il faire passer une visite médicale classe 2 à tout son personnel ? Quid si elle n'est pas acceptée pour certains ? Qui va payer ? Raaaaaaaaaah mais je suis bête, on s'en fout, on veut juste quelqu'un sur le papier, dans la réalité on fait déjà sans !
    Bah la encore un beau subterfuge sera trouvé, je ne suis pas inquiet pour ca !

    En revanche, moi ce qui m'intrigue c'est la rémunération et le coté juridique...
    Lors de la mise en place des CM, il a été évoqué que les infirmiers d'un hopital endossent ce role... l'ARS a refusé... outre cela, les infirmiers m'avaient à tour de role indiqué qu'ils n'étaient pas forcément favorable pour des questions d'assurance, de responsabilité et.... d'argent !

    Dans l'éventualité où les personnels médicaux pourraient endosser le role du CM, ils demanderaient une compensation financière, probablement quelques centaires d'euros... Au final cela fait de la main d'oeuvre à pas cher.... j'irais meme jusqu'a penser qu'on peut appeller cela de la concurrence déloyale...

    Et puis juridiquement comment cela se passe ? le matin il travaille pour le SAMU comme infirmier ou médecin et l'apres midi pour l'exploitant comme CM avec un planning bien précis ? Cela m'etonnerai fortement... il fera surement toute sa journée au SAMU et changera de casquette virtuellement au grés des missions...
    Mais alors Quid de sa fiche de paye ? Si durant le mois il ne vole pas, il touche son salaire classique d'infirmier ou de médecin et si ca vole, on enlève des heures de travail au SAMU (donc sur la fiche de paye) pour les faire apparaitre sur une fiche de paye exploitant ?
    Quid également du contrat de travail ? un contrat exploitant avec un nombre d'heures variable ?

    Encore une fois, c'est de la bricole... de la bricole qui risque d'etre payée des clopinettes pour réaliser des économies de bout de chandelles...

    Qui sait peut etre qu'un jour un médecin avec un CPL (H) et les heures requises pour etre CDB en SAMU proposera ses services pour etre médecin sur les interventions et pilote durant le vol moyennant un petit 800€ en plus sur la paye ?

    L'avenir est peut etre la finalement, la location coque nue pour les boites, c'est plus rentable Wink


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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

    Message  overlord le Dim 13 Mar 2016 - 20:06

    heli-samu a écrit:Lors de la mise en place des CM, il a été évoqué que les infirmiers d'un hopital endossent ce role... l'ARS a refusé... outre cela, les infirmiers m'avaient à tour de role indiqué qu'ils n'étaient pas forcément favorable pour des questions d'assurance, de responsabilité et.... d'argent !
    Ce n'est pas l'ARS mais la DGOS qui à pondue une circulaire ou d'ailleurs pas d'erreur d'interprétation se sont glissées, forcément comme ils ne sont pas de la partie, on à déjà bien du mal à décortiquer nos texte alors que nous somme du métier alors les autres c'est largement téléphoné !
    Tout ceci n'est qu'une question d'argent et si on trouve moins cher comme les appels d'offre, ce qui n'était pas possible ou autorisé la veille le sera le lendemain avec le Puffer de l’autorité, la même qui disait le contraire !
    Rappelons aussi que la DGAC a changée de posture pour le TCM au fil du temps qui passe, ayant indiqué préalablement que ce que tu évoque avec les membres de l'équipe médical était possible, cela ne l’était plus ensuite ?
    mais peut être que cela le redeviendra qui sait !
    En aparté les taches retenues pour le TCM (fiche de tache) par l'exploitant reste le prérequis minimum, c'est dire, assister le commandant de bord pour l’anti abordage ou collision (voir et éviter) !
    Il faut reconnaître que ce n'est pas bien compliqué et le personnel recrutées sont pour certaines moins habituées à être en vol sur l'avant gauche que ceux qui y sont régulièrement depuis des années !

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    Re: Statut et recrutement des personnels lors des appels d'offre

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